Jeux olympiques: Autopsie d’une débâcle annoncée

Le rideau est tombé, aujourd’hui, sur les Jeux Olympiques d’été, à Tokyo. Cette 28éme édition constituait un véritable défi pour les organisateurs. Elle s’est tenue, tant bien que mal, dans un contexte sanitaire difficile et en l’absence des touristes étrangers. Après 16 jours de compétition acharnée, les États Unies parviennent à coiffer au poteau la Chine, en s’adjugeant la première place au classement général, avec un total considérable de 113 médailles dont 39 en or. De leur côté, les 44 athlètes Algériens, qualifiés à cet événement planétaire de grande envergure, sont tous revenus bredouilles de leur expédition Nipponne. Engagés dans 14 disciplines différentes, aucun des représentants Algériens n’est parvenu à décrocher une breloque. Seul le triple sauteur, Triki a réussi à tirer son épingle du jeu. Malgré un nouveau record d’Algérie, il a échoué de peu au pied du podium. Sans mérite aucun, les autres athlètes ne sont même pas parvenus à égaler leurs meilleures performances. Ainsi, avec un palmarès vierge, la participation Algérienne aux Jeux de Tokyo 2021 constitue la pire depuis l’édition de 2004 à Athènes. Cela dit, cette débâcle était prévisible. C’est avant tout le résultat d’une guerre sans merci entre le MJS et le COA, déclenchée au lendemain des JO de Rio 2016. Celle ci a longtemps tenu en otage l’ensemble des fédérations et des athlètes de l’élite, souvent pour des intérêts strictement personnels. Par ailleurs, le report de cette édition et la situation sanitaire à l’échelle mondiale ont sérieusement perturbé la préparation des athlètes. La fermeture des frontières et des infrastructures sportives au niveau national ont aussi eu leurs impacts sur la préparation des sportifs Algériens. D’autres part, le retard dans le versement des bourses de préparation à complètement chamboulé les programmes des fédérations et de leurs athlètes de performance. La présence de secrétaires d’État chargés du sport d’élite (Morceli et Souakri) au sein des précédents gouvernements, c’est avérée nulle et non avenue. Ajouter à cela, l’absence d’une véritable politique sportive nationale, d’une formation adéquate, d’une prise en charge conséquente de l’élite et d’une stratégie efficace, et on obtient inévitablement ce résultat catastrophique. Désormais, l’heure est aux bilans. Il faut savoir tirer profit de cette expérience, pour le moins frustrante, pour repartir du bon pied. Les Jeux méditerranéens d’Oran 2022 arrivent à grand pas. Un rendez-vous important pour diverses raisons pour l’Algérie, qu’il ne faut en aucun cas rater.

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