
Dans une longue interview accordée à Colinterview, l’Algérien Farès Bahlouli est revenu sur son expérience qu’il avait mené en Ukraine. Parti pour exercer le métier qu’il aime, l’ancien lyonnais raconte cette aventure passée dans un pays en pleine guerre.
Ayant porté les couleurs de deux clubs ukrainiens, Bahlouli raconte les durs moments mélangés entre passion et incertitude. « Les gens allument leur télé, ils voient le joueur, ils jugent la prestation. Ensuite, ils éteignent la télé et retournent à leurs occupations. Mais ce qu’ils ne voient pas, c’est tout ce qu’on traverse entre ces matchs » explique-t-il.
Concernant son choix de jouer pour le club ukrainien d Metalist, Fares Bahlouli confie qu’il avait été rassuré par ses anciens dirigeants mais finalement il a découvert autre chose « À la base, on devait pas jouer en Ukraine. On m’avait dit que les matchs seraient délocalisés… Finalement, ce n’était pas le cas. Quand tu es angoissé, que ta famille en France s’inquiète pour toi, tu peux pas être bon sur le terrain » affirme notammentAbsent au moment où la Russie avait lancé son attaque sur l’Ukraine, Fares Bahlouli qui était en stage en Turquie avec son club revient sur cet épisode plein de frayeurs « Le lendemain, on devait prendre l’avion pour rentrer en Ukraine. Puis à 6h du matin, on tape à toutes les portes… Il y avait une atmosphère de panique totale. Certains de mes coéquipiers ukrainiens n’avaient plus de nouvelles de leur famille. Ils n’avaient ni réseau, ni téléphone. Ils ne savaient même pas si leurs proches étaient en vie »
M.A.
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