
Le feuilleton Vladimir Petkovic a officiellement pris fin. La Fédération algérienne de football a annoncé, dans un communiqué publié sur ses canaux officiels, une séparation à l’amiable avec le technicien suisso-bosnien. Le sélectionneur des Verts quitte ainsi ses fonctions, mettant un terme à une collaboration qui s’est achevée dans un climat de fortes tensions.La FAF s’est toutefois gardée de communiquer le montant des indemnités qui seront versées à Vladimir Petkovic et aux membres de son staff dans le cadre de cet accord de résiliation.Cette issue apparaît comme l’aboutissement d’un processus engagé ces dernières semaines. Confrontée à une contestation grandissante après les derniers résultats de l’équipe nationale, la direction de la Fédération aurait fait le choix de tourner la page Petkovic. Selon plusieurs observateurs, cette rupture s’est cependant construite à travers une stratégie progressive plutôt qu’une décision assumée dès le départ.Le premier acte de cette manœuvre a consisté au limogeage des adjoints du sélectionneur. Dans la foulée, la désignation d’Antar Yahia au sein du staff technique a été perçue comme un signal fort adressé au technicien suisso-bosnien. Pour de nombreux analystes, ces décisions visaient soit à pousser Petkovic vers la démission, soit à le contraindre à renégocier les conditions de son départ afin d’alléger le coût financier d’une rupture de contrat.Cette séparation permet certes au président de la FAF, Walid Sadi, de corriger ce que certains considèrent comme une erreur stratégique : la prolongation du contrat de Vladimir Petkovic jusqu’en 2028, intervenue avant même la Coupe du monde. Une décision qui limitait considérablement les marges de manœuvre de la Fédération en cas de changement de cap.Si l’objectif de mettre un terme à cette collaboration est désormais atteint, la méthode employée risque en revanche de laisser des traces. La gestion de ce dossier nourrit les critiques sur la gouvernance de la FAF et pourrait affecter son image auprès des entraîneurs étrangers appelés, à l’avenir, à négocier avec l’instance dirigeante du football algérien.La page Petkovic est tournée. Reste désormais à la Fédération à convaincre que les leçons de cette séquence ont été tirées, alors qu’un nouveau cycle sportif s’ouvre pour la sélection nationale.
Red
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