Mondial 2026 : Petkivic complètement en décalage avec la réalité

Éliminée dès les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 après une lourde défaite face à la Suisse (2-0), l’équipe nationale algérienne a quitté la compétition par la petite porte. Mais au-delà de la prestation décevante des Verts, ce sont surtout les déclarations du sélectionneur Vladimir Petković qui suscitent l’incompréhension et alimentent la colère des supporters.Alors que beaucoup pointent du doigt ses choix tactiques, largement contestés depuis le début du tournoi, le technicien helvético-bosnien refuse visiblement toute remise en question. « Nous avons réalisé une bonne première période, même si nous étions menés au score. Le second but nous a déstabilisés et a fait la différence dans cette confrontation », a-t-il déclaré après la rencontre.Une analyse qui tranche radicalement avec le ressenti général. Dominée dans les moments décisifs, incapable de réagir et sans véritable identité de jeu, la sélection algérienne n’a jamais donné le sentiment de pouvoir inverser le cours de la rencontre.Plus surprenant encore, Petković a affirmé que « le problème de l’équipe n’est pas la défense ». Une déclaration difficilement compréhensible au regard des chiffres. Avec neuf buts encaissés en seulement quatre matchs, la défense algérienne a pourtant constitué l’un des principaux points faibles de cette campagne mondiale. Si ce n’est pas le secteur défensif qui pose problème, où se situe donc l’origine des difficultés des Verts ?Le sélectionneur est allé encore plus loin en estimant que cette élimination « ne doit pas remettre en question les exploits réalisés », évoquant la qualification à une Coupe du monde après douze ans d’absence ainsi que l’accession au deuxième tour.Là encore, cette lecture est loin de faire l’unanimité. Dans un Mondial élargi à 48 équipes, offrant dix places au continent africain et un deuxième tour accessible à 32 sélections, ces objectifs ne peuvent raisonnablement être considérés comme des exploits. D’autant que l’Algérie disposait d’un effectif riche en talents et largement capable de viser une place parmi les meilleures nations du tournoi.Au regard du potentiel de cette génération, l’élimination face à une Suisse pourtant largement à la portée des Verts laisse un profond sentiment de gâchis. Les erreurs tactiques, les choix contestables et le manque de réaction du banc auront lourdement pesé sur le parcours algérien.En cherchant à minimiser la portée de cet échec, Vladimir Petković donne surtout l’impression de refuser d’assumer sa part de responsabilité. Un discours qui passe difficilement auprès d’un peuple algérien qui avait placé beaucoup d’espoir en cette sélection. Plus qu’une simple élimination, c’est la manière dont l’Algérie a quitté la compétition, conjuguée à l’absence d’autocritique du sélectionneur, qui laisse un goût amer et nourrit un profond sentiment de désillusion.

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