Mondial 2026 : Petkovic et Sadi face à leurs responsabilités

L’élimination humiliante de l’équipe nationale dès les seizièmes de finale du Mondial 2026 ne peut être réduite à un simple accident de parcours. Derrière cet échec se trouvent des responsabilités clairement identifiées, au premier rang desquelles celles du sélectionneur Vladimir Petkovic et du président de la FAF, Walid Sadi.Depuis sa nomination, Petkovic n’a jamais fait l’unanimité. Son profil, son approche tactique et sa gestion du groupe ont suscité de nombreuses interrogations. La Coupe du monde n’a fait que confirmer les limites d’un technicien incapable de donner une véritable identité de jeu aux Verts. Pire encore, au lendemain de la défaite face à la Suisse, le sélectionneur a tenté de minimiser l’ampleur de la débâcle en présentant la qualification au Mondial, après douze années d’absence, puis l’accession au deuxième tour comme des exploits.Un tel discours est difficilement acceptable. Avec le potentiel dont dispose l’Algérie, atteindre les seizièmes de finale ne saurait être considéré comme un accomplissement exceptionnel, encore moins après une élimination aussi frustrante face à un adversaire largement à la portée des Verts. Refuser de reconnaître ses erreurs tactiques et ses choix contestables revient à nier l’évidence.Dans ces conditions, Petkovic doit tirer les conséquences de son échec et quitter ses fonctions. Son départ devrait logiquement entraîner celui de l’ensemble de son staff technique. Cela concerne notamment Nabil Neghiz, présent depuis de nombreuses années autour de la sélection nationale. Après avoir été l’adjoint de Gourcuff, Halilhodzic et Leekens, puis assuré un intérim à la tête des Verts, son maintien perpétuel au sein du staff interroge également sur le renouvellement des idées et des compétences.Mais limiter les responsabilités au seul banc de touche serait une erreur. Le président de la FAF, Walid Sadi, doit lui aussi rendre des comptes. C’est lui qui a porté son choix sur Vladimir Petkovic, malgré un profil qui ne correspondait manifestement pas aux exigences de la sélection nationale. Plus grave encore, après les insuffisances déjà constatées lors de la CAN 2026, il a décidé de prolonger son contrat jusqu’en 2028, offrant ainsi sa confiance à un entraîneur dont les limites étaient pourtant apparues au grand jour.Aujourd’hui, cette décision engage tout le football algérien et ses conséquences risquent de se faire sentir pendant plusieurs années. Le président de la Fédération ne peut donc se dérober à ses responsabilités. Il lui appartient désormais d’assumer les conséquences de ses choix, de rendre des comptes aux supporters et de trouver une solution pour mettre un terme à cette expérience qui n’a pas répondu aux attentes.Le football de haut niveau repose sur un principe simple : les résultats déterminent les responsabilités. Après l’échec de la CAN et la désillusion du Mondial, le temps des justifications est révolu. Celui des décisions s’impose désormais afin de permettre à la sélection nationale de repartir sur de nouvelles bases.

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