Football: À quoi joue Belmadi ?

C’est un communiqué qui ne risque pas de passer inaperçu. Sur le site officiel de la FAF, le sélectionneur nationale a tenu à apporter certaines précisions sur l’ambiance dans laquelle s’est déroulée le dernier regroupement des Verts. Quinze jours plus tard, il sert un plat réchauffé à l’opinion publique, tout à fait indigeste. En essayant de passer un message, il jette un pavé dans la mare, à la veille de l’AG Élective de la fédération. Une action qu’on serait bien tenté de prendre pour une prise de position. « Ce stage s’est déroulé dans des conditions chaotiques ne lui permettant pas d’être dans des positions et dans des dispositions à même de mener à bien ses missions d’entraîneur. Cela a même perturbé sérieusement les joueurs, ce qui est inadmissible à l’échelle d’une sélection. Tout ce marasme vécu et cette ambiance pesante, en rapport avec les prochaines élections de la Fédération algérienne de football, inquiètent fortement le sélectionneur national qui ne veut pas être mêlé à d’autres considérations en dehors de ses prérogatives, de son cadre professionnel et de ses engagements avec l’équipe nationale ». Révèle le site de la FAF, qui s’exprime ainsi au nom de Djamel Belmadi. Une menace à peine voilée, de la part du coach nationale, parfaitement conscient de la notoriété qu’il a acquis depuis le sacre continental. Dans sa démarche, loin d’être anodine, sortie du frigo deux semaines plus tard, il ne manque pas de se positionner tout de même.  » Belmadi ne veut en aucun cas être le soutien de qui que ce soit, ni voir son nom lié ou utilisé dans le cadre d’un quelconque programme voire pour des desseins populistes, estimant qu’il s’était engagé avec la première sélection du pays uniquement pour des objectifs sportifs bien précis. Cette situation l’inquiète au plus haut point et risque de compromettre sérieusement l’avenir des Verts lors des prochaines échéances » . Souligne le communiqué de la fédération.  Ainsi, le technicien s’aventure sur un terrain qui n’est pas le sien, quand bien même son objectif serait de mettre à l’abri la sélection  nationale contre toutes manœuvres et enjeux électoraux. Pour préserver son équipe, il aurait été préférable pour le coach nationale, qui avait tenu à commenter le départ de Zetchi en conférence de presse, de rester à l’écart de la bataille et faire preuve de neutralité. D’autant plus, qu’en homme averti, ayant une grande expérience dans le monde sportif, le jeu de coulisses à l’approche du renouvellement des instances, aussi bas soit il, ne lui est pas étranger. Se sont les coulisses et les rapports de forces qui déterminent l’issue des élections. C’est ainsi que se déroulent les choses à l’échelle mondial et pour toutes les instances sportives. L’Algérie ne faisait pas exception. Zetchi, parachuté en 2017 pour succéder à Raouraoua, lâché par les pouvoirs publics, en sait quelque chose. Par contre, ce qui n’est pas normal, c’est le fait que l’employé, en l’occurrence Belmadi, donne son avis sur le choix de son futur employeur et patron de surcroît. En invitant le sélecteur à se prononcer sur l’identité du futur responsable de la FAF, les hautes autorités nationales ont fait preuve de maladresse et d’ingérence par ailleurs. De son côté, avec cette sortie médiatique, Belmadi, qui avait accepté la rencontre, mets malgré lui la sélection nationale dans la balance. Un jeu aussi dangereux que celui adopté par les différents protagonistes.

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